PREFACE
Je tiens à spécifier que je suis complètement apolitique et que j'ai simplement tenu à restituer une partie de l'histoire du fascisme en Italie.
Ceci est le recueil de témoignages d'anti-fascistes et de résistants italiens. C'est aussi le résultat d'une enquête menée pendant environ 38 ans, auprès d'anti-fascistes (dont mon grand-père) et de résistants italiens de la seconde guerre mondiale.
D'autre part, j'ai cherché aussi dans de nombreux livres, des cassettes vidéo et des D.V.D.
J'ai trouvé un très bon D.V.D. "Le rôle de Mussolini" y était interprété par Claude BRASSEUR.
Le cinéaste est tombé sur les mémoires du gendre de Mussolini, le Comte Ciano, fasciste lui aussi. Il s'est opposé à Mussolini sur un point bien précis que je ne saurais pas vous expliquer et fût assassiné en "mains propres" par Mussolini pour avoir fait du zèle auprès d'Hitler.
L'ENFANCE DE MUSSOLINI
Il était de famille socialiste marxiste.
Son père le tapait à coups de ceinturon, et pourtant, il l'adorait.
Il était entraîné par sa propre famille à détester les chrétiens et procédait par des jets de pierres à l'entrée ou à la sortie des églises.
PREMIERE GUERRE MONDIALE
Des évènements ont frappé les Italiens lors de la première guerre mondiale.
En effet, une bataille a eu lieu et a fait de nombreux morts, ce qui a fâché Mussolini.
D'autre part, un défilé communiste en faveur de la paix a eu lieu.
Mussolini a déclaré qu'il s'agissait là d'un gros pied de nez envers les militaires qui avaient vécu la première guerre mondiale.
LE GOUVERNEMENT
L'Italie avait voté socialiste, à la première guerre mondiale. Mussolini était tout comme son père qu'il admirait profondément le socialisme marxiste révolutionnaire.
Le gouvernement était entièrement socialiste. Mussolini était au gouvernement mais n'en détenait pas les rênes. Il a procédé par diverses manipulations mentales envers le gouvernement et, tout en exerçant au gouvernement, a créé son propre parti : le fascisme.
1918 : CREATION DU PARTI FASCISTE (OU MONTEE DU FASCISME) ET DES MILICES.
Au départ, il n'y avait que quelques dizaines de milliers de fascistes. Mussolini a créé des milices qui jetaient de l'huile bouillante des toits des maisons ou encore qui tapaient sur les gens avec des matraques jusqu'à ce que la mort s'en suive et ils les découpaient en morceaux sous les yeux des autres Italiens afin de semer la terreur et d'assouvir le peuple. Les gens se révoltaient, on les a appelés plus tard les anti-fascistes : c'était des chrétiens et des communistes.
Lors de la seconde guerre mondiale, bien qu'étant athée, Mussolini s'est laissé convaincre par l'un de ses conseillés de s'allier à l'église de façon à entraîner la foule dans le fascisme.
SOUVENIRS DE MON GRAND-PERE
Mon grand-père maternel, né en 1885 et ma grand-mère étaient d'un petit village de Toscane en Italie. La mère de mon grand-père était décédée lorsqu'il avait eu dix ans. Son père, il ne l'a jamais connu. Pour des raisons personnelles, c'est à cet âge qu'il a pris la décision d'appartenir à la jeunesse communiste. Il s'est marié avec ma grand-mère à l'église et a été baptisé lors de leur mariage par respect envers ma grand-mère. Lorsque j'étais petite, il m'a raconté ses souvenirs pendant la montée du fascisme en Italie, en 1918.
Il m'a dit : "Un jour, alors que j'étais à quelques mètres de distance, j'ai vu arriver un peloton fasciste. Ils sont passés face à un homme que j'aimais beaucoup, c'était un chrétien sans histoire. Cet homme était assis au soleil sur un petit muret de pierres, un chapeau sur la tête.
Le gradé fasciste est sorti du rang, et a dit : " Hé, toi le chrétien !...salue-nous de ton chapeau lorsque l'on passe !". Ce chrétien a refusé une première fois de retirer son chapeau pour saluer les fascistes. Alors, le gradé a cité un homme, et lui a dit : "Hé, toi ! Sors du rang et demande à ton père de nous saluer".
Le fils a exécuté les ordres de son gradé et a demandé à son père de retirer son chapeau en signe de salut. Le père a refusé, le gradé a insisté auprès du fils fasciste et le père a regardé son fils en lui faisant un refus de la tête.
Le gradé à dit : "Tire sur ton père", et le fils exécuta les ordres."
Un jour, un peloton fasciste était monté dans le village de mon grand-père pour l'exécuter lui et sa famille. Il a été prévenu à temps par un anti-fasciste. Il a réussi à s'enfuir. C'est ainsi qu'il est venu en France.
Il m'a parlé d'une autre forme de dictature, une dictature communiste cette fois. Les goulags.
Il m'a avoué qu'il ne savait pas s'il s'était trompé, en tout cas, il s'est senti trahi.
Il me parlait beaucoup de liberté. Dès l'âge de quatre, cinq ans, je m'entendais dire par lui :
"La liberté, elle est très capricieuse elle se cache à l'intérieur de chacun d'entre nous, il suffit de se donner la peine de la chercher pour la trouver et peu importe à quel âge."
Il me disait aussi que tout être était digne et le restait jusqu'à sa mort, même un clochard, car cela n'en était pas moins un être humain pourvu d'un cerveau, d'un cœur, et de poumons comme nous.
LA SECONDE GUERRE MONDIALE
LA RESISTANCE ITALIENNE (RECITS)
L'un d'entre eux, m'a dit : "on m'a arraché les ongles du fait que j'étais résistant."
Un autre m'a dit : "Je travaillais pour la résistance, je me suis fait attraper par les fascistes alors que j'avais un plan sur moi et que je m'étais fait passer pour fasciste. Ils m'ont écartelé. Depuis j'ai des complications cardiaques et pulmonaires.
Un troisième m'a avoué : "on m'a mis dans une baignoire, et on m'a appliqué des électrodes sur les parties les plus intimes de mon corps et depuis, je suis devenu stérile. Je n'ai pas pu me marier."
D'autre part, mon père a failli être fusillé du fait qu'il a refusé de chanter le chant fasciste.
Les femmes dans la résistance
623 femmes sont tombées au combat. 4 600 arrêtées et torturées, 2750 déportées dans les camps de concentration.
Sur 250 000 activistes, 75 000 furent dans les groupes de défense et 30 000 dans les forces combattantes.
Les enfants dans la résistance Italienne
Il y eut aussi des enfants dans la résistance italienne. Ils étaient âgés de 4 à 12 ans et faisaient des coups de feu contre les chars Allemands en particulier. Mais il m'a été impossible de savoir par qui et comment des enfants savaient miner, mitrailler. Un mystère plane sur l'Italie.
L'Italie, à l'époque, était terriblement agricole, ce qui intéressait les fascistes et les nazis afin de se nourrir. Plutôt que de nourrir les fascistes et les nazis, les anti-fascistes ont préféré brûler leurs terres. De toutes les façons, même s'ils refusaient de le faire, les résistants les brûlaient. Il n'y avait donc plus de cultures, mais plus non plus d'animaux de ferme. C'était la famine.
Mon grand-père paternel, Emilien, Parmesan, réfugié en France en 1924, me racontait que les terres étaient dures comme de la roche, qu'il lui a fallu dix ans pour refertiliser ses terrains. Au départ, il a dû découper la terre au marteau et au burin, centimètre après centimètre. Il exécutait ce labeur lors qu'en France, il n'avait plus de travail.
L'Italie est un pays de mer et de montagne. Elle est presque entièrement traversée par des montagnes ou des collines. Les résistants se cachaient dans la montagne pour faire le coup de feu.
Les chrétiennes reconnaissaient les résistants comme ayant été des hommes dignes et afin que ceux-ci gardent leur dignité, elles leur lavaient le linge, leur repassaient, leur préparaient des plats cuisinés qu'elles faisaient parvenir par l'intermédiaire du curé.
Les curés ayant été de connivence avec la résistance, étaient accusés par les nazis de haute trahison et étaient assis à califourchon sur une chaise, les mains liées dans le dos et abattus d'une ou plusieurs balles dans le dos.
Dans les années 40, l'église du village, a été brûlée trois fois avec les chrétiens à l'intérieur, par les nazis. Ils approchaient les lance-flammes de l'église et faisaient fondre les corps pour les brûler après.
Lorsque les gens allaient déblayer l'église, ils découvraient des boules carbonisées et encore toute fumantes, sans tête, sans bras, sans jambes, c'est ce que l'on a appelé plus tard le génocide des chrétiens, censuré par le Vatican et tût par les anti-fascistes, c'est la fameuse loi du silence dont on parle très fréquemment en France sans en connaître le secret.
Les communistes Italiens ou Garibaldiens éprouvaient le plus grand respect pour les chrétiens et pleuraient lorsqu'ils m'ont fait le récit du Génocide.
Mussolini tomba dans un guet-apens tendu par la résistance italienne et fut fusillé et pendu par les pieds "Piazza Del Popolo" à ROME ainsi que d'autres gros fascistes.
Conclusion :
Nous sommes en démocratie, le problème ne se pose pas pour nous.
Mais qu'aurions nous fait si nous avions vécu tout cela ?