04 juillet 2007

"L'Égypte" par Nathalie Cante AAE12 Juin 2007

Sommaire :

Ecriture par messages de l'ère préhistorique, égyptienne, aujourd'hui

Ecriture égyptienne, Papyrus

Champollion


Les messages d'avant-garde de l'écriture égyptienne.

Depuis l'ère 0 de la dynastie égyptienne, l'écriture, le dessin, sont porteurs de messages. Cependant, l'ère préhistorique comme nous le savons nous démontre la prééminence du :"Savoir, du savoir faire, du savoir être".

De part son instinct de curiosité, l'homme de la découverte est le premier porteur de messages écrits, visuels, artistiques, "pleins d'énigmes"…….
L'apprentissage de cet art animait de nombreux peuples qui l'on observé, touché et peut être lu……..
Leurs poignées d'amours (leurs mains) qui pouvaient être aussi de révolte, de curiosité, de pourquoi, avec empressement se mirent à mélanger la terre à de l'eau, puis d'autres matières naturelles et sans doute les premiers coups de crayons avec un soupçon de feu de bois.
L'enceinte de ces grottes avenantes porteuses des ces premiers témoignages, nous offre en héritage les "premières cartes d'identité ".
Aujourd'hui, notre technologie nous présente une grande gamme de communication : le téléphone portable et de part ses textos, les ordinateurs et leurs mails, fax, web came etc.…nous n'oublierons pas "le morse" d’où ces nouvelles technologies n'en sont que des caricatures. A notre ère, le S.M.S est à ma définition, une écriture abrégée, codée, une sorte de rébus qui finalement rejoint cet aspect phonétique du hiéroglyphe tant figuratif.

L'écriture égyptienne : une image du monde.
Dans la vallée du Nil, chaque année les crues déposant leur limon brouillaient toutes les marques de propriété entre les champs et obligeaient à refaire un travail d'arpentage. "Ce serait la raison de la naissance de l'écriture dans la civilisation égyptienne……"

Medouneter "parole de dieu", c'est ainsi que les égyptiens nommaient leur écriture et que les grecs désignèrent par la suite sous le nom de hiérogluphikos (littéralement "gravure sacrée"). L'écriture en Égypte est au service d'un pouvoir ou considérée comme un nom des dieux, elle a pour vocation de garantir l'ordre du monde. Né peu après l'écriture mésopotamienne, le système hiéroglyphique n'a subi aucune transformation notable au cours de ses quarante siècles d'histoire, mais il a donné naissance à deux formes d'écriture plus cursives, mieux adaptées aux matières fragiles.
Il ne faut pas se tromper, la langue hiéroglyphique n'est pas constituée que d'idéogrammes (signe montrant le sens du mot), comme ont pu le croire certains chercheurs avant que Jean-François Champollion ne comprenne le fonctionnement de cette langue.


Le déchiffrement des hiéroglyphes
Hérodote, historien, grec, se plaisait à dire qu'en Égypte tout se faisait au rebours du reste de l'univers. Il écrivit :"les égyptiens qui vivent sous un climat unique, qui possèdent un fleuve unique en son genre, ont adopté en toutes choses ou presque des coutumes et des principes inverses de ceux des autres hommes". A sa suite, les auteurs de l'antiquité gréco-romaine ont été frappés par ce qui, dans cette écriture, différait sensiblement de la leur : la représentation figurée, la présence de figures d'être animés. Ils ont ainsi presque totalement négligé d'en mentionner la partie phonétique. Après eux et jusqu'à Champollion, les savants occidentaux parce qu'il ne parvenaient pas à penser le phonétisme d'une écriture en dehors de l'alphabet, n'ont pas pu voir que les idéogrammes hiéroglyphiques étaient susceptibles d'être aussi des phonogrammes (ce qu'ils étaient dès l'origine).

Champollion, un génie singulier (1790-1732 ) et homme hors du commun à la vie fulgurante, a l'immense mérite
d'avoir démontré que le principe phonétique constituait l'âme du système d'écriture tout entier. Il s'appuie, pour sa découverte, sur l'examen comparé de noms propres. Il réalise une première identification du nom de Ptolémée sur la" pierre de rosette" puis , sur l'obélisque de Philae, qui servit de base solide pour la suite du déchiffrement. L'Egyptologie était née.
Né à Feignac (lot) en pleine révolution, il entre en 1804 sous l'empire au lycée de Grenoble. Dès cette époque, il s'intéresse aux hiéroglyphes et ne tarde pas à avoir entre les mains une copie de la pierre de rosette. Son frère aîné, Jacques Joseph, dit Champollion-Figneac, qui s'est chargé de son éducation est le secrétaire particulier du préfet de l 'Isère, Joseph Fourier. Celui-ci a fait partie de "l'expédition d'Egypte" et a dirigé les missions scientifiques envoyées en haute Egypte.

Jean-François a la conviction que la connaissance de la civilisation égyptienne passe par celle des langues orientales. Il étudie outre le"latin" et le "grec", l"hébreu", "l'arabe", "le syriaque", le "chaldéen", le"persan", le "copte", le "sanscrit"et le "chinois". A 16 ans, il démontre devant l'académie de Grenoble que la langue des "coptes" dérive de la langue parlée de l'ancienne Egypte. Au XVIII siècle déjà, le jésuite allemand Athanasius Kircher était parti de l'hypothèse d'une filiation entre ces deux langues, mais il n'était pas parvenu à comprendre le processus.
Le jeune "Champollion" poursuivit l'étude des langues orientales durant deux ans à "Paris" et revient à "Grenoble" passer un doctorat ès lettres. Il est nommé "professeur d'histoire ancienne". Il a 19 ans. Il occupe son poste jusqu'en 1820, sauf pendant les deux années où il doit s'exiler à Figneac ( 1816 à 1818 ) en raison de son soutien à Napoléon.

En 1820, il rejoint son frère à Paris, Champollion-Figeac est devenu le secrétaire particulier de "Dacier", secrétaire perpétuel de l'académie des inscriptions et "belles-lettres.



conclusion

L'Égypte ancienne des pharaons a toujours fasciné les scientifiques. Avec ses trois mille ans d'histoire, l'Égypte antique a laissé plus de traces que n'importe quelle autre civilisation du passé. L'unicité de sa culture et de son art, les dimensions souvent majestueuses de son architecture, le culte original des morts, et l'écriture elle-même ont depuis l'époque romaine fasciné les voyageurs, les aventuriers, les archéologues qui ont dépouillé l'Egypte de ses trésors.