"LE JUDAÏSME" par Jennifer Navarro AAE12 Juin 2007
COMMENT EST -ON JUIFS ?
Le judaïsme se transmet par la mère.
Donc les enfants nés de père juif et de mère dite (goy) non juive ne seront pas juifs.
Ils peuvent par envie se convertir afin qu'une femme puisse continuer la religion et la transmettre, et pour un homme, cela lui permettra de se marier à la synagogue.
Soit, on se convertit en s'adressant au consistoire qui est reconnu dans tous les États du monde (cela dure environ 2 a 6 ans selon le degré de religion ou selon la cause de cette conversion) Dans le cas où la raison est celle du mariage, la conversion n'est pas admise.
Soit on s'adresse à la synagogue libérale qui est reconnue partout sauf en France (car les libéraux ont une vision plus moderne des choses ce que les consistoriaux n'acceptent pas.) La durée de cette conversion est de maximum 2 ans.
Parmi les enseignements religieux on apprend l'hébreux qui se lit de gauche de à droite
LES 613 MITSVOTH
Voici quelques mitsvoth :
Ø Interdiction de faux témoignage
Ø Interdiction de frapper mère ou père
Ø Interdiction de consommer la viande des sacrifices devenus impurs
Ø Interdiction de l'évocation d'un mort
Ø Interdiction de maudire sa mère ou son père
Ø Interdiction d'imprimer des tatouages
Ø Interdiction d'humilier son prochain en public
LES ETAPES IMPORTANTES DANS LA VIE D'UN HOMME JUIF OU D'UNE FEMME JUIVE
La circoncision :
Pour un homme la circoncision "berit mila" (alliance de la circoncision)
est très importante : c'est un engagement envers D… "Acheme". Dans la religion juive c'est une fête qui se déroule au bout du 7ème jour de vie du petit garçon. Cela est pratiqué par un "mohel " (celui qui circoncit), l'enfant est souvent endormi avec de la "boukha" (alcool de figue tunisien) en le faisant sentir, puis suit une prière.
La majorité religieuse :
La majorité religieuse s'appelle "bar-mitsva" pour les garçons ou "bat-mistva" pour une fille. Lorsqu' à 13 ans le garçon atteint sa majorité religieuse il est capable d'assumer en connaissance de cause toute obligation religieuse adulte à laquelle il est désormais soumis. Le bar mistva (fils des commandements) est appelé au "sefer Thora" puis lit solennellement une partie de la "sidra" un passage de la Thora du jour, à l'office matinal le samedi qui suit l'accomplissement de sa treizième année. Cela est suivi d'un grande fête où la famille et les amis se réunissent.
Les filles sont appelées "bat mistva" et viennent tout simplement à la synagogue mettre les "tefillin" (lanière de cuir) au cours de l'office d'un jour de semaine souvent le lundi ou le jeudi, ce qui leur permet d'être appelées à la lecture de la Tora. Les filles plus précoces sont considérées comme majeures à l'âge de douze ans. Eu égard à leur rôle futur et primordial de prêtresse du foyer cela est suivi d'un fête.
Les fiançailles :
Les fiançailles "quidouchine" sont devenues de nos jours une fête. Les promis sont désignés comme "hatan" (marié) et "kalla" (mariée). Juste avant une longue ou courte période les "quidouchine" (don de la bague à la femme par son fiancé) sont suivis d'une fête, certains pratiquent le henné.
Le mariage :
La veille du mariage la mariée s'immerge dans un "mikvé" (bain rituel).
Avant le début de la cérémonie le marié signe la "ketouba" (contrat de mariage) où sont exprimés les devoirs d'ordre matériel et moral. Cette ketouba sera signée à la fin de la cérémonie par les deux témoins religieux. Les époux sont réunis sous la "houppa" qui symbolise le foyer à venir. Pour clore la cérémonie une coutume répandue veut que le marié brise un verre en cristal (bonheur) sous son pied, en souvenir des événements tragiques de l'histoire juive et de la destruction du temple de Jérusalem.
LES FETES
Le shabbat ,chabbat ou sabbat (hébreu : שבת - abstention)
Exode, XX, 10 : Le septième jour est un shabbat pour l'Eternel ton Dieu, tu n'y feras aucun travail ("lo taasse kol melakha")
Il débute de vendredi avant la tombée de la nuit au samedi après la tomber de la nuit s'il y a trois étoiles dans le ciel, il est un jour de repos. C'est le jour le plus saint et vénérable. De sa majesté le shabbat dans l'imagination populaire, il est devenu un personnage vivant pourvu d'un corps, d'une apparence, resplendissant d'or et de beauté.
Pour le roi shabbat, on se vêtit de ses plus belles affaires, on prépare la plus belle table possible, les femmes allument avec leur fille dès l'âge de 3 ans les lumières de shabbat afin que le foyer soit illuminé, et donner de la joie dans le foyer familial. A shabbat le pain est couvert puis on fait un "kiddouche" (prière) sur le verre de vin qui est transmis de main en main afin de boire un peu du vin béni. L'homme qui fait la prière est le premier à boire, puis suivent les autres hommes. Certaines coutumes continuent par les femmes de la plus vieille à la plus jeune. Puis un kiddouche est fait sur le pain qui doit être mangé après avoir bu le vin, le pain est plongé dans le sel pendant la prière. A shabbat la femme ne doit pas faire à manger ni toucher au feu, ni Se coiffer à part avec une brosse douce qui n'arrache pas les cheveux, ni se maquiller. Un homme ou une femme ne doivent pas se laver à grandes eaux, ni toucher à l'électricité, ni au feu, ni jêuner, ni fumer, ni utiliser son téléphone, ni toucher de l'argent…
Les obligations sont : de se reposer car shabbat est un jour de repos total, d'étudier la Thora, et de procréer.
Kippour, yom kippour (grand pardon)
Ce jour doit permettre un retour total vers dieu, apprendre à pardonner et à être pardonné par ses proches. Ce dernier jour des "yamim noraim" est l'anniversaire du retour de MOÏSE avec les secondes tables de la loi, rappelant le pardon divin après la faute du veau d'or.
J'ai ouvert le livre de la vie de la mort mais a la fin de yom kippour je le renfermerai et je scellerai le destin de chacun pour l'année.
Ce jour de repos absolu oblige à l'abstinence de prier et à la pénitence, interdit de se laver même à l'eau froide, se parfumer, se frictionner avec une lotion, d'avoir des relations conjugales. Il débute au coucher du soleil et s'achève au suivant .L'homme demande à dieu et à son prochain de pardonner ses péchés, essaie de se purifier, devenir le meilleur. Mais pour cela il faut s'être réconcilié avec son prochain avant kippour. L'immersion dans un "mikvé "(bain rituel purifiant) revêt donc une importance. A la fin de la journée, placée sous le signe du péché et du repentir, un repas se fait avec les parents et amis car yom kippour est un jeûn.
Voilà une vaste page sur le judaïsme qui est riche de tellement de traditions qu'il est difficile de tout raconter en quelques pages.
J'ai choisi ce sujet car ayant un père juif et une mère non juive j'ai choisi de me convertir au judaïsme. Chaque jeudi je prends des cours pour ma conversion dans la synagogue libérale et je trouve ça tellement enrichissant que j'ai souhaité transmettre un peu de cette religion. Elle est parfois mal expliquée ou mal perçue car dans le fond elle est tellement mystérieuse.

0 Comments:
Enregistrer un commentaire
<< Home