"La Syrie" par Anne-Marie Wetti AAE12 Juin 2007
La Syrie, la douceur de son climat printanier (fin Avril), l'accueil souriant, le regard discret, mais non indifférent.
Ce pays du Proche –Orient, outre ses vestiges de différentes civilisations, possède les plus anciennes villes au monde encore en activité les premiers témoignages de sa civilisation datent de la fin du 4ème millénaire av.J.-C .et les invasions successives des Akkadiens, Assyriens, Babyloniens Perses,Grecs, Romains,Arabes et croisés laissèrent les unes aux autres leurs empreintes en héritages, dans des domaines aussi variés que l'agriculture, la médecine, l'astrologie, l'alchimie, l'architecture, l'art et l'artisanat.
C'est également en Syrie, que l'homme découvrit comment utiliser le cuivre, comment le façonner et en réaliser un alliage : le bronze. Dès le 3ème millénaire av. J.C. les Syriens construisaient des palais, créaient des fresques, et connaissaient un essor culturel et commercial remarquable. Et c'est dans ce pays que naquît aussi l'alphabet. La Syrie a eu une part importante dans l'histoire du christianisme et dans ses débats .A travers ses routes sont passées les pèlerins vers les grands centres religieux, les caravanes de la soie et des épices.
Les habitants des nombreux petits royaumes qui se sont développés en Syrie, descendaient de peuplades arabes venues, depuis les premiers temps, du sud de la péninsule Arabiques, et qui sont connus sous le noms d'Amorrites, de Cananéens, de Phéniciens (zone côtière), Araméens (hautes terres) de Ghassanides et de Nabatéens (au sud).
HISTOIRE DE DAMAS
Damas est la plus grande ville de la Syrie.
Damas est enfin une ville qui fait partie du patrimoine de l'UNESCO.
Elle est citée dans la Bible, dès la Genèse XVI et XV siècle et plusieurs fois dans les livres des Rois et des Prophètes.
Les Araméens du nord son les véritables premiers habitants de Damas qui parlaient la langue des arabes du nord appelée Syriaque.
Aujourd'hui encore plusieurs villages des régions environnantes et plusieurs cours d'eau portent le nom Araméens.
Toutefois Damas ne devait parvenir au faite de sa gloire que lorsqu'elle devient en 661 après J.C. la capitale du premier état arabe, celui des Omeyyades.
C'est pour elle le début de l'âge d'or, un siècle durant, elle devient le centre de rayonnement du jeune empire arabo –musulman qui avaient atteint alors sa plus grande extension allant des rivages de l'Atlantide et des chaînes Pyrénées à l'ouest jusqu'à l'Inde et les confins de la Chine à l'est.
Elle fut intégrée à l'empire Ottoman de 1516 à 1918. Suite au traité de Versailles (1919), elle fut placée, avec la Syrie, sous mandat Français en1920, jusqu'à son indépendance en1946. Depuis les années 1970 l'exode rural et l'urbanisation intense ont profondément transformé le paysage de la ville qui était autrefois une oasis avec de nombreux vergers et de nombreux espaces verts.
Damas est arrosée par une rivière, la Barada, qui s'écoule de l'anti-Liban et se perd dans un marécage à l'est de la ville.
PHOTO DAMAS
La capital Syrienne est réputée être "la ville du monde" la plus anciennement peuplée et en raison de l'importance qu'elle a acquise au cours des âges sur les plans scientifiques, culturel, religieux, artistique et commercial lui donna-t-on des appellations nombreuses et diverses, à l'image des civilisations qui y sont succédées.
On l'appela "la Faihâa" (la parfumée) "Jalaq" (la perle de l'Orient …) nom que lui donna l'empereur Julien.
Lorsque fut proclamée l'indépendance en 1946, Damas revient progressivement à son rôle de point de rayonnement national et civilisateur au sein du monde arabe et mérita d'être appelée "Cœur de l'arabisme".
Le dernier soldat Français a quitté la Syrie le 17 Avril 1947.
Damas, est elle seule la *quintessence de l'Orient,( * Qualité Pure ).
C'est à pied qu'il faut aborder la cité pour opérer pleinement la symbiose des odeurs, senteurs, couleurs, teintes et formes. Si bien des villes ont le don de réjouir le visiteur, Damas à sans conteste le pouvoir de séduction. Les Damascènes ne sont pas étrangers à l'ambiance qui s'en dégage, car leurs gentillesse, serviabilité et discrétion se montrent de plus d'une façon
Les plus anciens prennent plaisir à exercer le Français qu'ils pratiquaient jadis, les générations plus jeunes s'expriment davantage en anglais.
PALMYRE
Une Oasis du désert :
Palmyre, dont le nom est associé à la légendaire Reine Zénobie, qui se disait descendre de Cléopâtre. Et bien des archéologues n'ont pu, à ce jour, trouver trace de son palais, l'ombre de Zénobie morte en déportation à Trivolie vers la fin du III siècles, plane à jamais sur ce site millénaire dont la superbe reste inégalée.
Palmyre est une cité qui est née et s'est enrichie grâce aux routes commerciales des caravanes qui quittaient la côte méditerranéenne et la ville d'Alep, s'enfonçant, à travers le désert de Syrie, vers l'Orient :
_ La péninsule arabique
_ La Mésopotamie
_ La Perse
_ L'Asie Centrale
_ L'Inde
Palmyre était alors une ville cosmopolite, prospère et puissante.
Apamée
Après Palmyre, où il semble qu'aucun autre lieu ne pût égaler en beauté cette perle du désert, l'apparition de l'insolite Apamée au milieu des champs de céréales ondoyantes, est surprenante. La grande Colonnade d'une longueur de 1.850 m avec son alignement de colonnes torsadées en sens alterné, surmontées d'élégants chapiteaux corinthiens donne un aperçu de l'importance de cette ville qui ne comptait pas moins de 120 000 habitants.
De Pharnake, elle devint Pella sous Alexandre en 333, puis Apamée du nom de la princesse perse, femme de Sleucos 358-280 av.J.-C . sa situation au dessus de la pleine du Ghab drainée par l'Oronte, lui valut au début du Vème siècle son rang de capitale de la Syrie Seconde, Antioche étant celle de la Syrie Première .
Ce site passa ensuite successivement entre les mains des Perses, des arabes, des Byzantins, des croisés et à nouveau des arabes en1149.

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